vendredi 16 juin 2017

Mise à jour de l'apocalypse Bergoglienne :
Commission « secrète » pour « réinterpréter » Humanae Vitae
Basé sur Amoris Laetitia



par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Network Perspectives
Le 16 juin 2017

Le redoutable Roberto De Mattei, un adversaire courageux de l'avancée destructrice du Bergoglianisme, a confirmé l'existence d'une commission secrète chargée par le Pape Bergoglio de trouver un moyen de contourner l'enseignement constant de l'Église sur le mal intrinsèque de la contraception, affirmé par Paul VI dans Humanae Vitae.

Le Prof. De Mattei révèle que Monseigneur Gilfredo Marengo est « le coordinateur de la commission nommée par le Pape François pour « réinterpréter » l'encyclique Humanæ Vitæ de Paul VI, à la lumière d'Amoris laetitia, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la promulgation de Humanæ Vitæ, qui tombera l'année prochaine. « L'histoire, d'abord annoncée par Marco Tosatti, est maintenant confirmée sans aucun doute par De Mattei.

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Les autres membres de cette commission clairement subversive sont Monseigneur Pierangelo Sequeri, le professeur Philippe Chenaux et Monseigneur Angel Maffeis. La commission a reçu, avec une attention toute particulière, « la tâche de se procurer des Archives du Vatican, la documentation relative aux travaux préparatoires de Humanæ Vitæ, qui a eu lieu pendant une période de trois ans, pendant et après le Concile Vatican II. Le « travail préparatoire » a abouti à la recommandation selon laquelle l'Église puisse relâcher son enseignement pour permettre la contraception — une recommandation selon laquelle Paul VI, sans doute sous l'influence du Saint-Esprit, a finalement rejeté malgré ses inclinations libérales personnelles, comme tout compromis de cet enseignement détruirait la crédibilité du magistère ordinaire infaillible et universel (c'est-à-dire ce que l'Église a constamment enseigné même sans définition dogmatique formelle et infaillible).

Comme le note De Mattei, ce n'est qu’« après deux ans d’hésitation » que le Pape Paul VI « a publié l'encyclique Humanæ Vitæ ... où il a affirmé la position traditionnelle de l'Église, qui a toujours interdit la limitation artificielle des naissances. C'était, comme l'a dit le philosophe Romano Amerio, l'acte le plus important de son pontificat.

Comme Paul VI l'a déclaré dans cette encyclique, non seulement l'avortement et la stérilisation sont « absolument exclus » comme une conduite admissible, mais aussi « toute action qui, soit auparavant, soit après les rapports sexuels, est spécifiquement destinée à empêcher la procréation — soit comme une fin ou un moyen ... C’est une erreur sérieuse de penser qu'une vie conjugale entière de relations normalement normales peut justifier des rapports sexuels qui sont délibérément contraceptifs et intrinsèquement mauvais ».

Cette décision n'a jamais été acceptée par les termites Modernistes, y compris de nombreux Évêques libéraux, qui ont tenaillé l'édifice moral de l'Église au cours des cinquante dernières années et qui jubilent maintenant de l'apocalypse Bergoglienne qui a débuté avec Amoris Laetitia (AL).

En effet, le modus operandi planifié pour l'abandon « pastoral » de l'enseignement infaillible de l'Église concernant le mal intrinsèque de la contraception semble être le même que celui que AL propose pour l'abandon « pastoral » de l'enseignement de l'Église sur l'immoralité intrinsèque de l'adultère et donc de l'admission « intrinsèquement impossible » des adultères publics dans des « seconds mariages » à la Sainte Communion. Ne laissant aucun doute sur la question, Mgr. Marengo, le coordinateur même de la commission non-si-secrète, a déjà déclaré au site Vatican Insider (comme le précise De Mattei) qu'il est temps de considérer « d'abandonner une conception du patrimoine doctrinal de l'Église comme un système fermé, imperméable aux questions et aux provocations de l'ici et maintenant dans lesquelles la communauté Chrétienne est appelée à justifier sa Foi, par sa proclamation et son témoignage ». Marengo propose l'opposition classique Moderniste entre l'enseignement Catholique et « l'ici et maintenant », comme si le simple passage du temps pouvait modifier les Doctrines immuables et les Dogmes enracinés dans la Révélation Divine.

C'est seulement cette année, dans le même site, que Marengo déclare tout simplement cette fausse disjonction d'AL entre, d'une part, les « idées abstraites » — ce qui signifie les préceptes divins de la loi morale — et, d'autre part, « l'action pastorale » face à la « réalité » qui est la façon dont cette commission envisage de submerger l'enseignement infaillible de l'Église contre la contraception. L'enseignement infaillible sera affirmé en principe, mais nié en pratique, tout comme AL fait avec l'indissolubilité du mariage et l'immoralité intrinsèque de l'adultère. Voici une citation de Marengo (raconté par De Mattei) :

« Le jeu polémique, à savoir — la pilule oui — la pilule non — tout comme — la communion aux divorcés d'aujourd'hui oui — la communion aux divorcés non — n'est qu'une apparence d'inconfort et de tension [qui est] beaucoup plus décisive dans le tissu de la vie ecclésiale ».

« Chaque fois que la communauté Chrétienne tombe dans l'erreur et propose des modèles de vie dérivés d'idéaux théologiques trop abstraits et construits artificiellement, ça conçoit son action pastorale comme l'application schématique d'un paradigme doctrinal ».

« Une certaine façon de défendre et de reconnaître l'enseignement de Paul VI — ajoute-t-il — « était probablement l'un des facteurs pour lesquels — il cite le Pape François à ce stade — nous avons présenté un idéal théologique trop abstrait sur le mariage, presque artificiellement construit, loin de la situation concrète et des possibilités effectives des familles telles qu'elles sont réellement. Cette idéalisation excessive, surtout quand nous avons réveillé à nouveau la confiance en la grâce, n'a pas rendu le mariage plus attrayant et souhaitable, mais tout le contraire ».

Il n'y a pas de temps pour des locutions diplomatiques polies : dans un mystère de dimensions apocalyptiques, ce Pape est dans une mission de détruire. Il est précisément le Pontife Romain hypothétique envisagé par Saint Robert Bellarmine : le Pape qui doit être résisté s'il « envahit les âmes ... et beaucoup plus s'il s'essayait de détruire l'Église ». [Sur le Pontife Romain (De Controversiis), trans . Ryan Grant (Mediatrix Press : 2015), livre II, chapitre 29, p. 303.]

Je me joins au Professeur De Mattei en posant cette question : « Y aura-t-il un prêtre ou un théologien confronté à ce programme de la « réinterprétation » de Humanæ Vitæ, [qui aura] le courage de prononcer le mot « hérésie » ? Aussi incroyable que ça puisse être, l'Église est attaquée par le Pape lui-même. Nous ne pouvons seulement résister qu'aux erreurs du Bergoglianisme selon notre position, défendant l'Église du mieux possible jusqu'à ce que l'intervention du Ciel mette finalement un terme à cette folie.