jeudi 10 août 2017

Socci a des nouvelles du Vice-Secrétaire d'État du Vatican.
Aurait-il chatouillé un gros nerf ?


Nous ne sommes pas satisfaits de votre article, Antonio !


par Christopher A. Ferrara
SOURCE : Fatima Network Perspectives
Le 10 août 2017

Nous ne sommes pas satisfaits de votre article, Antonio !

Quand Antonio Socci parle, le Vatican écoute. Et répond. La réponse à son article sur les efforts manifestes des éléments de la Curie romaine, dirigés par le Secrétaire d'État, le Cardinal Parolin, pour contrôler les dégâts causés par le « travail de démolition » du Pape François a été immédiate.

Comme Socci le rapporte ( ma traduction), il a reçu une note du Secrétaire d'État Substitut (Vice), l'Archevêque Angelo Becciu, dans les deux jours suivant la publication de sa chronique, note dans laquelle Becciu affirme que la chronique est « offensante à l'égard du Pape et du même Cardinal Parolin ».

L'auteur de cet éditorial est Monsieur Christopher A. Ferrara. Monsieur Ferrara est avocat de profession. Il agissait aussi comme collaborateur principal de Feu Père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, Fort Érié, Canada et ayant aussi des installations à Rome. Il est chroniqueur dans plusieurs autres sites catholiques dont Le Remnant Newspaper.

Parolin lui-même, cependant, n'a rien à dire, évidemment. Socci note le fait révélateur que c'est Becciu, pas Parolin, qui a répondu à son exposé, car c'est Becciu qui agit « en tant que bras opérationnel du Pape et du Secrétaire d'État ». Ainsi, il lui appartient de nous dire que Bergoglio et Parolin ont une parfaite identité de vues contrairement à ce qui a été écrit par le perfide Socci.

Mais Becciu prétend nier qu'il n'y a d’autre qu'une harmonie parfaite entre François et Parolin, « les faits disent le contraire », comme l'indique le titre de l'article qui a suivi de Socci. Tout d'abord, les sources de Socci au sein du Vatican l'ont depuis informé que « vous lui avez planté un clou » et que, par conséquent, il y aura une dispute dans les couloirs du pouvoir du Vatican.

En outre, Socci note une situation analogue impliquant le rôle de Becciu en tant que chien d'attaque du Vatican : sa note à Socci en 2012 protestant contre la représentation négative de Socci du comportement mafieux du Cardinal Bertone maintenant déshonoré par rapport au doux style pastoral du Pape Benoît. Ce qui montre l'efficacité de l'opération d’étouffement du Vatican par Becciu, ceux qui « ont loué et même soutenu Bertone sont devenus du jour au lendemain des paladins de la révolution de Bergoglienne (tout en dénigrant les jours de Bertone) ».

En ce qui concerne les mérites de la lettre de Becciu, Socci note l'omission accablante de toute référence à la présentation par Socci d'une opposition claire entre le Pape et Parolin sur la question de l'immigration, avec Parolin essayant de calmer le « martelage idéologique obsessionnel de François en accueillant tout le monde » sans égard à l'impact désastreux sur l'Italie.

On omet également toute tentative de contester la description de Socci sur l’opposition entre Parolin et le Pape concernant ce dernier point de vue au sujet d’une alliance prétendument « dangereuse » entre les États-Unis et la Russie ou la Russie et Assad (qui protège la population Chrétienne de Syrie des fanatiques Musulmans), ce sur quoi Parolin « a clairement renversé ce jugement ... »

Becciu, écrit Socci, est particulièrement gêné par son affirmation que le Pape partage la condamnation de Parolin concernant la tyrannie du régime de Maduro au Venezuela. Comme le note Socci, Maduro lui-même a exposé ce mensonge en déclarant que « le rôle du Pape en tant que défenseur du Peuple Chrétien avec son humilité » — ce qui signifie sa défense de l’affirmation de Maduro de représenter « le Peuple Chrétien » en imposant la tyrannie socialiste sur eux — a été miné par « Monseigneur Parolin [qui] est tombé entre les mains des secteurs les plus extrêmes de l'Église Catholique Vénézuélienne » — ce qui signifie que les Évêques qui, dans un document co-signé par Parolin, se sont opposés à la tyrannie de Maduro et à ses actes de destruction en cours d'une nation autrefois prospère.

En effet, alors que Parolin s'est clairement exprimé contre le régime de Maduro, François — qui a administré sa bénédiction personnelle au dictateur sanglant au Vatican — n'a jamais prononcé un mot contre lui (ni, d'ailleurs, aux Castros ou aux tyrans de Pékin) . Et maintenant, après avoir dorloté divers « dictateurs rouges » tout en condamnant Trump et d'autres politiciens Occidentaux pour avoir insuffisamment coopéré dans ses causes chou chou de frontières ouvertes et d’alarmismes écologiques, François ne peut que rester silencieux pendant que ses subalternes disent la vérité, de peur qu'il ne soit obligé de ravaler toutes ses propres paroles et gestes favorables aux tyrans socialistes et communistes.

Ainsi, comme Socci conclut : « C'est pourquoi il est inacceptable — pour moi — que l'offensive du Secrétaire d'État Substitut (Vice), en ce qui concerne un article sur le Pape dans lequel j’expose des faits et des actions politiques qui sont connus de tous. Le Pape est-il offensé par la vérité ?

C'est la vérité qui nous rend libres. Et, comme Socci, nous, au Centre de Fatima, continuerons à publier la vérité sur notre situation, peu importe qui elle offense.